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C'est dans les poches
mercredi 30 janvier 2013 | Posté par Crapouns à 22:25

Il ne m'est pas arrivé souvent de travailler sans blouse, et comme je l'ai déjà dit, ma blouse, c'est le début de la journée. Quand je la mets, j'accroche mon sourire faux cul et ma voix de téléphone rose et je suis prête. Même quand j'ai encore la trace de l'oreiller sur la joue ou que j'ai oublié de me maquiller un oeil.

Si y'a bien un avantage à porter une blouse, mis à part le fait qu'on sait à peu prêt qui je suis malgré mon jean troué et mon sweat Adidas, c'est les poches, qui sont toujours pleines à ras bord, ça va de soit.

Tout d'abord, en bonne fifille que je suis, j'ai toujours un stick à lèvres et 2/3 échantillons de crèmes pour les mains. La solution hydro-alcoolique, c'est bien, les mains de bûcherons, beaucoup moins.

Dans ma poche gauche, mon portable. N'essayez pas de le mettre à droite, j'irai d'abord le chercher dans le dernier carton de la réserve avant de penser à ça. Logique.
Mon précieux, je le consulte compulsivement, un texto, un mail, une mention sur Twitter ou Facebook, il faut que je le vois tout de suite maintenant, pas dans 5 min, tout de suite je vous dis. Jamais sans mon téléphone. Un jour, j'arriverai à me désintoxiquer, mais pas demain, demain va encore y avoir des potins, et les potins, c'est ma passion.

Dans ma poche droite, parce qu'évidemment, mon précieux est seul, à l'aise, les autres n'ont qu'à se serrer; on peut trouver en vrac :

- Un petit calepin contenant diverses choses : un récap sur les héparines, parce que, j'ai beau essayé, j'y arrive pas. Les classes pharmaco des antibio, pour pas me retrouver concon quand j'appelle un médecin à cause d'une allergie à la penicilline. Un tableau de vaccination. A la toute fin, des notes en vrac, je ne sais plus ce que veulent dire la moitié de celles ci, mais elles sont là.

- Mon iPod : parce que des heures toute seule dans le préparatoire à faire des potions ou les semainiers, bah c'est long.

- Un petit calendrier 2013 : pour les stups, les calculs de limite de facturation, compter les jours jusqu'à mes prochaines vacances.

- Une pince à épiler : pour virer les poils de nez qui dépassent de la plupart de notre patientèle masculine.
Nan, je déconne, c'est pour éviter de me ravager les ongles quand je dois changer les étiquettes de prix.

- 3 ou 4 stylos : que des stylos qui cliquent et neufs, les accidents d'encre, ça m'est déjà arrivée et à 50 euros la blouse en moyenne, merci, mais on s'en passera. Je remercie les labos de nous réapprovisionner régulièrement.

- Des élastiques et des trombones : pour rassembler les petits tubes de sucre par nom, parce que je suis sympa, pour accrocher joliment la facture à l'ordonnance pour le remboursement du dépassement sur la chevillère par la mutuelle.

En fin de semaine, je retrouve très souvent des bouts de papiers en tout genre, des moitiés de poches plastiques ou du scotch.

Parce que ce que j'ai oublié de vous dire, c'est que mes poches, elles sont d'abord là pour servir de poubelle au Boss et que même, ça me dérange pas.




Le téléphone pleure ... Et moi aussi.
dimanche 27 janvier 2013 | Posté par Crapouns à 23:04

- Oui bonjour, je voudrais savoir si vous êtes ouverts.
- Nan nan, je suis la boîte de Doliprane n°15 684, ils m'ont mis au standard pour la semaine.

- Oui bonjour, c'est la Maison de Retraite PourLesVieux. Dites, vous nous avez pas livré ce que j'ai faxé.
- Y'a 1 seconde ? C'est à dire que Flash Gordon fait caca, alors je vous ai envoyé Rantanplan, il a du se perdre, je lui envoie un texto.

- Oui bonjour, je voulais savoir, vous savez si il leur reste des croissants chez Paul, parce que bon, c'est tellement difficile de se garer, je veux pas me déplacer pour rien.
- Alors attendez, je branche ma supervision qui passe au travers des murs. Oui, c'est bon, une demi-douzaine, ça ira ?

- Il me faudrait le numéro de téléphone de la pharmacie ALotreBoutDeLaVille.
- Bonjour, s'il vous plait, YA PAS ECRIT PAGES JAUNES.

- Bonjour, vous la faites à combien la boîte de Viagra ?
- Plus cher qu'en centre ville, mais la turlute est envisageable.

- Oui, alors je voudrais passer commande pour une crème que mettait mon arrière grand mère, hyper efficace pour les rougeurs, avec un tube blanc et un bouchon bleu. La marque, je vous laisse deviner. Pour cet après midi. Bisous.
- Boule de cristal, dis moi tout.

- C'est un peu délicat, mais je voulais savoir comment on mettait un préservatif ?
- Je sais pas, je suis lesbienne/vierge/j'ai envie de me chopper toutes les MST du coin.

-Bonjour, Cunéguonde du laboratoire JeMenFousPleinLesFouilles, pourrais je parler au responsable des commande ?
- Le responsable des commandes, il veut pas te causer, mais moi je suis payée pour être polie, donc je le fais. Non j'ai pas de besoin, et n'insiste pas parce que je vais devenir grossière.

- Bonj ...
- TA GUEULE.

Tous ces appels sont réels.
Les réponses quant à elles ... si seulement elles pouvaient l'être.




BigPharma 3
mardi 22 janvier 2013 | Posté par Crapouns à 21:35

Ca fait 15 jours que je suis à BigPharma. Je compte les jours qui me rapprocheront de la liberté.
J'ai maintenant repéré tous les pharmaciens, tu sais pour la caisse que j'ai pas le droit de toucher. Je dois bien avouer que la tentation était trop forte, faut pas m'interdire des trucs à moi. Je suis une tête de mule.
Sauf que le BigBoss, du haut de sa tour, il passe sa journée à mater les caméras et que quand j'y touche, le téléphone sonne dans la seconde.

"BigPharma Bonjour !"
"C'est l'intérimaire ?"
"Adeline oui."
"QUI VOUS A PERMIS DE TOUCHER A LA CAISSE ?"

Ca c'est quand j'ai de la chance. La plupart du temps, il envoie un de ses sbires me remonter les bretelles.
Sauf que moi Coco, je suis pas ton employée, et je reviendrai jamais, et je t'emmerde. Tout simplement.

A BigPharma, ya des étudiantes préparatrices, qui passent leur 2 ans d'apprentissage à ranger des boîtes. Des rayonnistes moins chères que des rayonnistes.
Ah si ! Elles servent à autre chose aussi. A prendre le courrier à un bout du bureau et le poser devant BigBoss, parce que tendre le bras, c'est pas le rôle de BigBoss tu vois.
Et elles font le piquet, des heures durant, jusqu'à ce qu'ils leur permettent de disposer, pour ranger des boîtes.
Je n'ai jamais su si il se passait plus dans ce bureau, elles avaient bien trop peur de perdre leur place, mais on ne devait pas être loin du harcèlement moral, voir verbalement sexuel. Je n'ai jamais su, je ne préfère pas savoir.

Nous préparateurs et pharmaciens non sbires, on ne touchait pas aux commandes, on n'était pas payé pour ça. Par contre, dans les moments de calme, il fallait pocher.
Pour comprendre, il faut savoir qu'ici, à Bordeaux, on ne parle pas d'un sac plastique ou d'un sac poubelle mais d'une poche.
Pocher consistait donc à mettre dans chaque poche plastique une plaquette avec les réductions du moment et une autre avec de la pub pour l'autre entreprise de BigBoss.
Donc on pochait. Et quand on arrêtait 2 secondes ... Vous devinez ? Non ?
Téléphone - Sbire - "Pochez, restez pas là à rien faire".

Sortez moi de là.

Ma mission a pris fin 1 mois avant échéance, je l'ai appris par la boîte d'interim, et malgré mes demandes, je n'ai jamais eu droit à un entretien pour en connaître les raisons.
Je me doute bien que Sbire n°2 a du se plaindre que je l'avais traité de connard fini, mais ça m'était égal, j'étais libre.

Enfin.




Black Jack
mercredi 16 janvier 2013 | Posté par Crapouns à 14:01

J'ai été il y a un peu moins d'une semaine, et pour la 1ère fois de ma vie au Casino.
Armée de mon jeton de 20 €, me voilà à la table de Black Jack.
13.
Carte.
20.
C'est bon.
21 à la banque.
Et merde.

J'ai perdu 20 € en quelques parties, mais je me suis follement amusée. J'aurai eu un plus gros budget, j'aurai continué all night long.

Et tout ça m'a fait pensé au boulot. Parce qu'au final, y'a une grosse part de chance à la pharmacie.
Sans parler de la possibilité de tomber sur des patrons psychorigides ou des collègues incompétents (Humhum, Joséphine, je parle de toi), au comptoir, y'a des jours avec et des jours sans. Et ça, avant de l'avoir vécu, tu ne peux pas savoir.

Ya des jours où tous les cas de gales et de poux seront pour Bibi. Bétadine Scrub et Pouxit MégaSupraFort trônent fièrement à côté de mon gommage Lush et de mon Shampoing Kerastase.

Il y a des jours où tous les casse-bonbon de la région seront pour toi.
Le vieux qui te soutient que non non non, son Okimus, le mois dernier, il l'a pas payé.
Monsieur Tadenan qui te hurle qu'en centre ville, Il arrive  à en avoir du Tadenan justement, si c'est manquant chez nous, c'est qu'on est mauvais.
Madame Vieille qui te dit qu'elle n'a plus de Co-Renitec, alors même qu'on lui a délivré y'a 4 jours, mais si madame, regardez, cette boîte là, Enalapril-Hydrochlorotiazide, tout comme écrit sur l'ordonnance, cherchez bien.

Il y a des jours où les patients ont envie de parler, de la pluie, du beau temps, du froid, de l'humide, de "regardez, ça c'est moi à 25 ans, j'en ai 92 aujourd'hui, j'ai bien changé". Oui Monsieur JeMaime, cette photo, vous l'avez mise exprès à côté de vos sous pour pouvoir m'en parler à chaque fois que vous venez. J'aime bien papoter 5 min. Mais pas plus, j'ai ma partie de Scrabble qui m'attend comprenez.

Il y a des jours où Joséphine met ses bottines qui couinent sur le parquet. Couic couic couic. Toute la journée. Achevez la.

21. La banque encaisse.





Le syndrome des jambes sans repos
samedi 5 janvier 2013 | Posté par Crapouns à 17:21

J'ai 1000 rêves en tête. 1000 choses que je voudrais faire avant de quitter ce monde.
Oui je n'ai que 26 20 ans, j'ai la vie devant moi pour tout réaliser, ou pas.

J'ai envie d'aller vivre en Australie, de faire le tour du monde, de retourner en Thaïlande, en Malaisie, de visiter les Etats Unis.

J'ai envie de reprendre mes études, d'acheter ma petite pharmacie de quartier, de gérer les aléas, de flipper ma race parce que l'argent ne rentre pas, d'aller bosser le dimanche pour rattraper le retard accumuler dans la semaine.

J'ai bien envie de voir si je suis capable de supporter la vie à deux, peut être quelques mômes, dont je pourrais être fière à défaut de l'être de moi.

J'ai envie de vivre partout et ailleurs.

Posés comme ça, ça à l'air simple, mais quand on a 26 20 ans, à un moment donné, faut arrêter les conneries, et choisir. Choisir. Je suis incapable de ça. Parce que j'ai 1000 rêves en tête et qu'aucun n'est compatible avec la vie que l'on attend de moi.
Alors oui, quoique je fasse, ma famille me soutiendra, en me mettant en garde, parce que voir son Bébé toujours en mouvement, sans attache et pied à terre fixe, ça fait grave flipper. Si si. Je le sais.

Aujourd'hui, je suis encore amenée à faire un choix. Partir une nouvelle fois, fuir en quelques sortes les difficultés, cette collègue que je vomis, les problèmes d'argent, une vie que je connais déjà par coeur et qui me lasse ...
Ou rester, et affronter tout ça, en prenant le risque d'avoir des regrets. Et moi, depuis que je suis haute comme 3 pastèques, on m'a toujours dit "il vaut mieux avoir des remords que des regrets".

J'ai l'impression d'avoir passé ma vie entière d'adulte à être paumée, des remords, j'en ai à la pelle, des regrets au semi-remorque, et pour autant,  j'ai toujours des rêves.

Mais alors, est ce que l'herbe est plus verte ailleurs ?






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Adeline, 20 ans, presque 30.


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