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Brèves d'écolière
dimanche 26 août 2012 | Posté par Crapouns à 01:43

On ne peut pas dire que l'école et moi soyons copines. Voire plutôt l'inverse. Voire elle me déteste. Voire je la hais.

Et pourtant, pendant 2 ans, 2 fois par semaine, souvent moins, j'allais poser mes fesses sur ces chaises si inconfortables et j'écoutais d'une oreille ce qu'on essayait de m'enseigner. Toutes les matières n'avaient pas grâce à mes yeux, ou plutôt, peu de prof passait mon évaluation de la compétence.

Notre prof de pharmaco par exemple, a perdu toute crédibilité, elle n'en avait déjà que peu, le jour où elle nous a soutenu que la lamaline (un anti douleurs à base d'opium) était un produit conseil formidable.
Je suis une vilaine cancre, depuis ce jour fatidique pour elle, mon seul but était de trouver la coquille dans son superbe polycopié, pompé pour la plupart dans des revues médicales pour les nuls, si elle avait pu, elle nous aurait fait des cours à la C'est pas sorcier.
A force de prise de becs et de rattrapage intempestif de sommeil pendant ses cours, j'ai fini par me faire exclure, après qu'elle m'ait traitée de "petite conne". Grossière erreur très chère, ta dépression  en est le résultat.
Mme D, vous comptez parmi ces êtres que je n'oublierai jamais, par votre incompétence.

Notre prof de commentaire d'ordonnance en revanche était généralissime, une mine de conseils et d'explications, elle était tout à fait à jour des nouveautés étant parallèlement toujours en exercice officinal.
J'étais sa meilleure élève, sur les 7 classes de BP que comptaient notre CFA, ses heures de cours avait un goût de nectar, directement appliqués une fois retournée sur le terrain.
Du bonheur à l'état pur, tu vois ?

Il y a ce jour aussi, convoquée chez la directrice pour discuter de mes absences, où elle m'a dit que je n'aurais peut être pas accès aux épreuves, et où je lui ai ris au nez.
Ne vous méprenez pas, intérieurement, je pleurais, le déluge, une espèce de crise de panique, mais le masque de la cancrelette devait rester en place, pour le succès de mes plans machiavéliques.
Avec le soutien du reste du corps enseignant, qui voyait mon "fort potentiel", et pour leurs stats un peu à ras les pâquerettes, j'ai  eu le droit, comme mes copines, de me présenter après 12 000h de bouchons, don't worry.

Il y a ce jour, où Mme D toujours, m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit "tu vas rater, tu n'es pas capable d'avoir ton BP". Un jour, lorsque je remonterai à Paris, je prendrais le temps de passer la voir, et je lui donnerai une boîte de Lamaline.

Toutes ces évaluations où mes copines et moi, scotchées à nos smartphones, pompions les réponses sur Wikipédia.

Tous ces éclats de rire sans vergogne, sans retenue, en se foutant de ce que l'on pouvait penser de nous.

Les heures de queue au micro-onde le midi pour faire réchauffer le hachis parmentier Picard.

Ces litres de café insipide que nous délivrait la machine pour la modique somme de 40 centimes.

Le jour de l'épreuve des travaux pratiques, où ma prof (qui ne nous notait pas, évidemment) m'a fait un clin d’œil. J'ai eu 18.

Le jour de l'épreuve de galénique, la 1ère de l'écrit où en sortant, j'ai essayé d'appeler 1000 fois ma mère sans succès pour lui crier ma réussite. Elle me rappellera un peu plus tard, pour me dire que mon grand père était décédé.

Et enfin, ce jour de juillet 2010, le téléphone sonne vers 14h, "ADELINE, C'EST BON !!!" Je ne comprends pas, je ne veux pas, les résultats ne sont mis en ligne qu'à 17h. "MAIS SI JE TE JURE, TU L'AS". Quoi, que, moi ? Une larme, une coupe de champagne, et le plus beau jour de ma scolarité.

On a tous de bons et de mauvais souvenirs d'école, et si c'était à refaire, je ne changerais rien.





T'as pas un jeton de caddie ?
jeudi 16 août 2012 | Posté par Crapouns à 08:37

Ce soir, il a fallu que je me rende à l'évidence, je suis en train de tourner vieille conne.

Comment ? En me connectant sur AdopteUnMec.com. Ouais.

Once upon a time, in a far far country ... Bon ok.

Un jour, j'étais jeune, célibataire, et une copine a pécho (faire la cour à, ndlr) via ce merveilleux site.

Ni une ni deux, photo duck face, description à base de feeling et de "je suce pour un snickers" et me voilà lancée. Ah que j'étais jeune, à discuter des heures durant via mails avec de parfaits inconnus, toute émoustillée à l'idée que je leur plaisais, huhuhuhu.

A cette époque, j'ai du faire aller, 4 rencontres en 1 an, au château de Versailles, parce qu'y avait beaucoup de monde et qu'intérieurement, j'avais hyper peur de finir au fond d'un coffre qui sentait le moisi. Jamais rien de transcendant, je me faisais payer mon capuccino à 10 euros, et je rentrais chez moi. End of the story.

Il y a peu de temps, un an et demi, peut être deux, après un largage avec pertes et fracas, j'ai eu vent, non je n'ai pas fouillé, c'est apparu tout seul sur l'écran, bon, tu veux que je raconte ou pas ? Donc, j'ai eu vent que ce f*ls de c**en jeune homme avait un compte. J'ai réactivé le mien au même moment, le hasard quand même hein !

Bref, j'ai fait ce que j'avais à faire (le dénoncer auprès du site comme gros pervers qui saute de jeunes mineures, bah oui hein, fallait au moins ça) et je suis restée. Tous ces hommes désespérés, prêts à tout pour que j'accepte simplement qu'ils m'adressent la parole. Savoir qu'ils payent 30 euros par mois, pour m'envoyer "un charme", que je peux refuser d'un simple clic ponctué d'un "trop moche", "trop vieux", "trop petit", "trop analphabète". Oui, c'est facile, mais tellement bon.

Au fil du temps, et du tri, parce que mesdames, non, l'homme idéal n'est pas sur Adopte, j'ai accepté tous les charmes, pour voir un peu, et pour me moquer beaucoup. Oui je suis une grosse vilaine, mais ces mecs sont tellement bêtes, qu'ils le méritent. Je n'en ai jamais rencontré aucun, nos conversations duraient jusqu'à ce que je me lasse, 30 min, dans la plupart des cas, mais il y en avait toujours de nouveaux, tout frais, c'est devenu comme une addiction pour les soirées où même la télé ne faisait pas d'effort.

Ca m'est arrivée de briser mon couple (bon, mon coup, mais j'avais envie de la jouer romantique) parce qu'il ne comprenait pas, pensait que je n'étais pas satisfaite. Il me demandait de choisir. Est ce que je suis du genre à qui on impose les choses ?

J'ai beaucoup rigolé, jusqu'à ce soir, ou je n'ai plus vu l'intérêt, c'est plat, s'en est même triste pour eux.
Ce soir, j'ai vieilli, j'ai rompu avec AdopteUnMec.




La vérité si je mens.
lundi 13 août 2012 | Posté par Crapouns à 00:27

KWA ? Toi ? Une menteuse ? J'y cro pô.

Hum, oui. Et une plutôt très très douée dans son genre. Je lis la déception sur ton visage. Non je ne suis pas parfaite. Mais presque.

Mais allo Crapounette, on parle de santé ici, de vie, de mort, de mycoses et de cancer. Le mensonge n'a pas sa place. Et pourtant.

Qu'on soit bien d'accord, la plupart du temps, je dis la vérité, même si je n'ai pas récité de serment en buvant une coupe de champagne après avoir soutenu une thèse sur la solidité des capotes de 1820 à nos jours.
Malheureusement, quelques fois, je suis obligée. Oui, obligée, vous avez bien entendu, je n'y prends aucun plaisir, enfin pas tout le temps.

Pensez bien que lorsque l'on veut que je garantisse l'efficacité d'une crème anti-rides sur une grand mère de 80 ans, la peau ravagée par le soleil, l'alcool (juste un verre avec le repas, et pour l'apéro, et les grandes occasions ...), la cigarette (seulement quand je suis stressée, en sortant du boulot, dans la voiture, après l'amour/un café/manger, quand je bois ...), la vie en somme, je me bidonne intérieurement. Malgré tout, et parce que l'on est un commerce aussi, Mamie va partir persuadée qu'elle va rajeunir de 25 ans, et se faire passer pour ma petite soeur. On appelle ça le talent. Je vais postuler chez M6 très prochainement.


D'autres fois, on ment par omission, ou par instinct de conservation, parce que Micheline, elle a vu à la télé que les génériques, ça file mal dans le bras. J'ai ma commande à ranger, les maisons de retraite qui s'affolent, en bref, je n'ai ni le temps ni l'envie de me battre, je ponctue d'un "Oulala, dans le BRAS ?! MAL-HEUR. Oui oui. Oui. Oui. Aller, bonne journée." On appelle ça la lassitude. Ca arrive même aux meilleurs.


Plus tristement, on ment parfois pour protéger, ou rassurer. Mme FilloteASonPapa qui me demande si le fait d'arrêter tous les traitements de son Papou adoré d'un coup, à 90 ans c'est bon signe. Hein ? HEIN ? Ca servirait à quoi qu'elle pleure sur mon comptoir ? Qu'est ce que je pourrais y faire moi. Je ne peux décemment pas lui dire que d'ici quelques jours, Papou ne sera plus là. Alors, je lui dis que je ne sais pas, je ne suis pas médecin vous savez ... Et intérieurement, je me maudis de ne pas avoir le courage de lui dire qu'on le laisse partir seul. Que l'acharnement est terminé, qu'à notre hauteur d'humain, il n'y a plus rien à faire. On appelle ça la lâcheté. Je n'en suis pas fière, mais je n'ai pas encore l'expérience ni les épaules pour gérer ce genre de choses. Est ce que je l'aurai un jour, je n'en sais fichtrement rien. Existe t il des mots pour ces situations, je ne pense pas.


Oui, je mens, mais je ne fais jamais de mal, c'est mon vilain défaut.




Votre prix sera le mien.
lundi 6 août 2012 | Posté par Crapouns à 11:43

Vous le savez presque tous, le prix des médicaments non vignettés (non remboursés par la sécurité sociale) sont libres. C'est à dire que les pharmaciens font ce qu'ils veulent, appliquent le pourcentage de marge qu'ils veulent, gagnent l'argent qu'ils veulent, et souvent, croyez moi, ça ne vole pas bien haut.

Pour faire simple, lorsque vous voyez votre crème anti-rides hüber méga géniale 3 euros plus chère dans la pharmacie de quartier qu'à la big pharma dans la galerie du centre commercial régional, ça ne veut pas nécessairement dire que le titulaire roule en BMW et qu'il a une villa sur la côté méditéranéenne, enfin si, mais pas grâce à ça.

Les labos font des remises, pour tout le monde, mais pas les mêmes.
A moi, petite officine qui fait des commandes de 300/400 euros, il fait trèèèèèssss gentillement, selon ses dires, 8, aller, 10% dans le meilleur des cas, et faut que je passe sous le bureau, que je commande 24 unités de la nouveauté qui ne marchera jamais chez nous. C'est byzance, je vous le dit !

A BigPharma, le plus petit pourcentage avoisine les 25 %, parce qu'on parle de commandes d'environ 1000 euros, tous les mois et demi. C'est lui qui me lèche les bottes, et ils me laissent 30 produits, 5 pour moi, et 25 pour mes 25 collègues. Il pourrait faire un effort de plus, vous ne croyez pas ?

Ok, tout ça c'est bien beau, mais pourquoi ma crème est plus chère alors ?
Tout simplement, parce que déjà, au prix d'achat, il faut ajouter la TVA, bah oui hein, et sur la para, 19,6%, puis la marge, souvent à ras les pâquerettes, mais faut bien gagner de l'argent quelque part non ?

Sur certains produits, qu'on appelle "produits d'appels", on ne fait pas de marge du tout, voir on vend à perte (mais chut, c'est interdit) parce que Mamounette qui achète son lait pour Jules, s'arrêtera peut être devant le beau linéaire Mustela pour acheter un coffret Musti, une crème solaire, ou peut être même une crème anti-vergétures.


Faut bien comprendre que plus cher ne veut pas dire qu'on se fout de vous, juste qu'on essaye de survivre, et que vous gagnerez sûrement en qualité de service, en sourire, et que même quand vous ne viendrez pas avec Petit Jules, on vous demandera des nouvelles sur sa poussée dentaire, et vous adorez ça.






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